Sauvé de la ruine en 1824

Jusqu’à la Révolution, le château conserve toute son intégrité de forteresse militaire mais avec une vocation plus résidentielle. Il est ensuite inoccupé et sombre peu à peu. Aux premières heures du XIXe siècle, un certain Chauvet, dit Misère, s’emploie même, sans autorisation, à le démanteler en faisant commerce de ses pierres. En 1824, lorsque Joseph Lebreton, adjoint au maire de Nantes, rachète le site pour 200 francs, il ne reste que des ruines. Il le réaménage très vite pour le mettre en location. Cet homme joue un rôle primordial pour le château mais aussi pour Pornic où il lance la mode des bains de mer dès 1831.

Lebreton en profite également pour araser une partie des murailles et offrir ainsi aux occupants une vue à couper le souffle sur le port. Ces premiers travaux sauvent le château qui n’aurait sans cela pas franchi le seuil du XXe siècle. Son fils et son petit-fils poursuivent son œuvre en chapeautant les diverses tours de toitures, en créant une tourelle supplémentaire, en soignant l’esthétisme de l’ensemble, en surélevant le bâtiment central d’un étage…